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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 20:28

Ce fameux libre arbitre est bien amusant pour un rationaliste universoliste. À quoi sert-il puisque tous les choix possibles et nécessaires à ma vie n’en ont que faire. J’ai besoin de peser le pour et le contre, et si je n’y parviens pas, alors je tire au sort. N’importe quel ordinateur ayant le logiciel adéquat est capable d’en faire autant. Et si une machine le fait, et bien c’est que j’en suis une aussi, la belle affaire. Nous sommes les quasi dieux de cette planète. Il vaudrait mieux que nous soyons des dieux que des diables, et pour l’instant nous sommes sur la mauvaise voie ‘grâce’ à la croyance.


Le libre arbitre est une invention du croyant, il y a plus de 2000 ans. Jamais démontré, mais tous le monde humain en supporte les conséquences, puisque chaque individu est responsabilisé vis-à-vis du social. Cette responsabilité parait une bonne chose, mais elle déresponsabilise ceux qui devraient être les premiers responsables, c’est-à-dire les éducateurs et les gouvernants qui font les lois et gèrent l‘éducation maintenant obligatoire. Cette obligation d’ailleurs résous d’elle-même cette notion de libre arbitre puisque les valeurs de la responsabilité éducative sont gérées par la loi et non par le futur responsable lui-même (on comprend pourquoi, puisque l’enfant n‘est pas en mesure de le faire).


Quelques éléments simples démontrant l’impossibilité du libre arbitre:

  • « Ce n’est pas moi qui active mes neurones ». Ma pensée est le résultat de cette activité. Je ne dirige pas l’influx nerveux, ni ne gère les neuromédiateurs. Et aucune cellule d’ailleurs.
  • « Je suis la résultante de la trajectoire de toute les particules qui me composent ». Je trouve très amusant de penser ça, d’imaginer toutes ces particules vibrantes et tournoyantes… et ce sacré principe d’incertitude d’Heisenberg qui m’empêche de les gérer (Pauvre de moi). Et le principe de (Lavoisier) qui dit que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme (Misère de moi je ne peux même pas créer (sortir du néant) quelque chose pour faire obstacle à une trajectoire…)
  • Etc.. (J‘en ai quelques autres à votre disposition.)



Soyons sérieux, un moment (un rationaliste n’étant pas nécessairement sérieux). Comment sommes-nous libres, et de combien? Il y a quatre éléments fondamentaux (selon moi), le concept, l’abstraction, le langage, la disjonction. C’est fantastique de penser que l’univers a pu fabriquer cette machine merveilleuse qu’est l’humain qui passe son temps à ne pas savoir quoi faire d‘autre de son temps libre que de... (vous savez bien quoi).


Un concept, c’est l’essentiel de multiples objets ou idées de même nature. Le cerveau fabrique ça tout seul très facilement. Aucun parent ou éducateur ne sait comment faire pour produire le concept dans le cerveau de son enfant, il faut donc bien que ça se fasse tout seul. Je pense avoir compris comment et vous dirais mon idée dans un autre article.


Le concept génère l’abstrait, puisqu’il permet de créer et nommer quelque chose qui n’a pas de réalité effective. Le concept et l’abstraction permettent de transférer des idées sur du concret, passant par l’abstrait, vers un autre élément concret d’une tout autre nature.


Mais avec le langage c’est beaucoup plus facile. Et avec l’algèbre c’est monnaie courante, c‘est son rôle. De la pomme concrète, on passe au fruit abstrait, et du fruit abstrait on revient à la fraise concrète. Géniale invention.


Quand à la disjonction, c’est le fait que deux fonctions sans rapport aucun permettraient de créer l’aléatoire (vrai?), pour produire éventuellement le deuxième type de choix. C’est une intuition, je ne peux le démontrer mathématiquement. (Cela ressemble à la fonction « random timer » de l‘informatique.)


Pour que l’enfant puisse se dire aussi libre que possible, il faut qu’il possède tous ces éléments à fond. Je n’ai pas parlé de la conscience, parce que cela va de soi, un humain inconscient étant un somnambule. Apprenez à votre enfant les droits de l’Homme, et que des lois innombrables peuvent exister au détour d’un chemin. Et surtout n’inversez pas les notions de bien et de mal, ça pourrait lui coûter cher. Avec ça il doit pouvoir se débrouiller, et être quasi responsable de ses actes, sauf que ce n’est toujours pas lui qui a désiré vivre dans votre société. Il sera donc toujours en droit de dire « La vie est obligatoire, donc gratuite! », et si vous ne le prévenez pas vous-mêmes c‘est que vous êtes un manipulateur.


Nous fonctionnons en fait par degrés de liberté. Ces degrés sont notre éducation. Plus nous savons de choses, plus nous avons de degrés de liberté. Un bon langage, une bonne imagination, de la volonté (cela s‘apprend aussi comme toutes les fonctions mentales humaines), un maximum de connaissances variées, de la santé si possible, c’est l’essentiel de notre liberté.


Perdre la notion de libre arbitre, c’est apprendre la vérité sur notre fonctionnement. Nous ne sommes pas libre de naître. Alors société éduque-moi, c’est ton devoir. Ne m’engueule pas si je ne me conduis pas comme tu le désires, c’est que tu t’es planté avec moi. Ne me mets pas en tôle, je ne suis pas responsable si mes éducateurs ont failli dans leur boulot, ils étaient eux-mêmes mal éduqué, et toi la société tu les as laissé enfanter et éduquer sans contrôle. Si je fais une faute de conduite, société tu es responsable de cette conduite même si toi-même tu n’as pas plus de libre arbitre que moi. Tu as le droit de te protéger, mais tu ne peux me punir. Tu es plus ancienne que moi, toujours adulte depuis des centaines d’années, voire des milliers. Tes conseillers sont nombreux, moi je n’en ai aucun ou de mauvais. (Que meure la bête prison!)


Berlherm

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 19:36

Évolution ne signifie pas progrès. L’espèce humaine en est la preuve flagrante. Au début de l’humanité, les malheureux de notre espèce se comptaient par milliers tout au plus, aujourd’hui ils se comptent par milliards. Au temps de Malthus (1798 pour son « Essai sur le principe de population ») il pouvait y en avoir un milliard, au pire puisqu‘il n‘y avait qu‘un milliard de terriens à l‘époque. Pourtant, à part les débiles et les salopards, ne sommes-nous pas tous d’accord pour dire qu’un malheureux est un malheureux de trop?



Le progrès général de l’humanité ne peut se mesurer que par la diminution du nombre de malheureux sur l’ensemble de la planète. Ce n’est pas en ne comptant que les favorisés qu’on doit s’enorgueillir de nos progrès. Les progrès dont se vantent certains humains sont techniques uniquement.


Si nous sommes les animaux les plus puissants de la Terre, nous sommes aussi les plus dangereux pour la vie dans son ensemble.


Il y a toujours eu surpopulation humaine locale, c’est pour cela que nous avons fini par nous répandre sur toute la planète. Si nous avons recouru à l’élevage et à l’agriculture, c’est encore pour pallier à la surpopulation locale. Où aller quand tout les territoires alentours sont occupés? L’agriculture et l’élevage sont ensuite devenus intensifs parce que c‘est plus facile que de combattre, et maintenant on veut nous imposer les OGM. Je ne suis pas contre, mais a quoi tout cela sert-il? À produire plus d’humains! Donc plus de malheureux!


Les méthodes pour gérer le surplus d’hommes sont simples et drastiques: épidémies, famines, guerres… Est-ce pour montrer notre suprême intelligence que nous laissons faire la nature? Pour être libre il faut se diriger. Nos gouvernants sont-ils cons à ce point pour ne pas avoir entendu le message de Malthus il y a 200 ans? La population mondiale a été multipliée par sept pendant ce court laps de temps, et on nous annonce tranquillement que nous devrions atteindre un chiffre de dix milliards avant la stabilisation de l‘espèce…


Si nous sommes une société, alors nous sommes associés. Dans ce cas pourquoi les femmes introduisent-elles des associés dans l’entreprise humaine sans en demander l‘autorisation? Par habitude bien sûr… Pourquoi ont-elles seules, le droit de vie donc de mort sur des humains, leurs enfants, alors que les droits de l‘Homme interdisent ce pouvoir?


Faire un enfant ne peut être une liberté, c’est une perversion, puisqu’elle met en jeu la vie d’un autre être humain sans son consentement. En faisant des enfants vous réduisez le territoire à se partager entre humains et donc vous diminuez votre liberté (ça c'est votre problème), mais surtout vous diminuez la mienne sans me demander mon avis. Et je ne crois pas que vous ayez demandé l'avis de vos enfants. Le territoire n'est pas constitué que de terrains, mais de l'eau potable et de l'air respirable.


Mesdames, attention! Quand vous dites que votre corps vous appartient n'oubliez pas alors que vous prenez l'entière responsabilité de la surpopulation et des problèmes qui en découlent comme la pollution, les guerres, etc...


Nous sommes des animaux sur le plan physique, mais nous sommes l‘espèce dominante car intellectualisée. Notre artificialité n’a pas encore été suffisamment prise en compte par les lois.

Si vous faites trop d’enfants vous prenez à vos descendants le droit d’en faire, car un jour où l’autre cet absence de contrôle des naissances se soldera par un dictat gouvernemental, et ça n‘est pas de l‘équité.


Diviser la population par deux c’est diviser la pollution, le nombre de morts, la misère, la famine...


Le travail sert uniquement à répartir les richesses et surtout à occuper les gens, car la production actuelle (2009) et à venir, est partout de plus en plus automatisée. Donc à quoi sert de mettre les gens au monde si c'est uniquement pour les occuper à vivre et à se répartir les aliments qui les font vivre? Et je ne parle pas des centaines de millions de fonctionnaires qui servent à gérer les gens.


C'est la société qui engendre les gens. L'humain étant supposé intelligent, et le gouvernement représentant la société est humain également, il doit donc savoir ce qu'il fait en mettant des enfants au monde. Chaque humain est coopté par la société. La société lui doit la vie qu'elle lui a donnée. A moins que chaque humain soit considéré comme une toupie qu'on lance. Alors on serait plutôt dans une jungle avec sa loi ("les lois de la nature"), que dans une société humaine. Si c'est le cas il faut arrêter de se vanter de notre humanité.


Réchauffement planétaire: Si l'univers est déterministe, et c'est plus que certain, alors nous ne sommes pas "responsable" du réchauffement de la planète. Si nous sommes plus de 7 milliards d'humains en 2009, c'est probablement dû au réchauffement planétaire, car la vie est un état de la matière intermédiaire entre le solide et le liquide, et nous faisons partie de l'entropie générale. La vie est un gisement qui s’accroît quand les conditions sont favorables, d‘où notre besoin de réchauffer la planète. Que les humains soient le système de vie prépondérant sur cette planète est un résultat de l'évolution. Il est probable également que, quand la planète subira un refroidissement, nous nous accuserons nous-mêmes d'en être responsable. Nous aimons croire en nos facultés grandioses...


Le libre arbitre n’existe pas pour un rationaliste universoliste qui a suffisamment cogité à la question. Mais nous avons des fonctionnalités qui font de nous une espèce et des individus presque libres. Il faut en profiter, mais pour cela nous devons savoir et surtout transmettre à tous la connaissance de notre fonctionnement « technique ». La surpopulation nous gêne de plus en plus aux entournures, la boîte de sardine Terre n’augmente pas de volume. Il faut gérer la population humaine sur chaque planète, Terre, Mars ou autre… Sur la Terre c’est urgent.

Berlherm

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 16:04

La signification est un élément capital à comprendre. Qu’est-ce que la signification d’un objet, d’un geste, d’une action, d’un évènement, d’un concept, d’une idée, etc.., selon moi? Ce sont les multiples relations qui s’établissent entre eux, leurs utilisations, et tout ce qu’un humain par son imagination peut réaliser avec cet objet, ce geste, cette action, cet évènement, ce concept, cette idée, etc..


La signification fait également partie de la pensée, c’est un point qu’il faudrait étudier plus tard après avoir déblayé le terrain en parlant de la mémoire, des objets mentaux et des fonctions mentales. Mais l’être humain ne peut pas avancer de manière rigoureuse dans son étude de l’univers donc de lui-même, car il doit façonner son langage avec ses significations, de manière très progressive, le langage n’étant pas installé d’un bloc dans le cerveau dès la naissance, comme un logiciel informatique. Nous apprenons.


Nous sommes rationalistes universolistes. Aucun être surnaturel ne nous a façonné selon ses volontés. Nous devons donc admettre que nous n’avons aucune signification pré-installée dans notre système nerveux. Nous n’avons qu’une structure corporelle, nerveuse, prête à accueillir ce qui va nous servir à interpréter le monde. Nous allons construire nos significations avec l’aide de nos instructeurs, nos parents d’abord, puis d’autres enfants comme nous qui vont apprendre en parallèle, et nos maîtres d’écoles, etc.. (Voyez « Victor de l’Aveyron » pour vous rendre compte de ce qu’est un humain sans éducation, mais capable d‘apprendre: Voir le lien plus bas *).


Aucune signification ne préexiste, toutes les significations doivent être acquises. L’impression que des significations peuvent préexister tient au fait que la majorité d’entre elles s’installent naturellement, sans contrainte apparente et très rapidement au fur et à mesure que la débilité corporelle de l’enfant s‘amenuise. Aucun éducateur ne maîtrise la construction des significations dans la tête d’un enfant. Personne ne choisit, que ce soit sur soi-même ou une autre personne, quelles vont être les connexions mentales entre les informations. Ce qui s’établit dans le cerveau est très aléatoire. D’autant plus que nous ne savons pas grand-chose sur la manière dont l’apprentissage s’effectue. Comme méthode d’apprentissage principale, la seule en fait, nous avons la répétition c’est-à-dire une forme de la méthode Coué…


Un nourrisson naît sans aucune connaissance et sans signification. Il les acquiert progressivement. Un adulte n’a pas établi toutes les connexions possibles entre les connaissances pour réaliser les significations optima, il ne les établira jamais même s‘il atteignait l‘âge de 1000 ans. Aucun être surnaturel ne saurait être en mesure d’établir toutes les connexions entre une infinité de connaissances, c‘est totalement impossible mathématiquement, cela signifie qu‘aucune entité ne peut être omnisciente. Cela veut donc dire que nous ne pouvons posséder nous les humains qu’une petite parcelle de connaissances, dans cette infinité, et que même si les objets, gestes, évènements, etc.. sont en apparence les mêmes pour chacun, ils ne peuvent en aucun cas revêtir les mêmes significations. Et nous n’avons pas tous les mêmes connaissances, et c’est tant mieux, car qu’est-ce qu’on s’emmerderait dans un monde uniforme…


Pourquoi il est important de comprendre ce qu’est, à peu près, la signification avant d’aller plus loin, parce qu’il faut savoir qu’aucun humain n’a de signification identique à celle d’un autre humain pour un même objet, geste, action, évènement, concept, idée, etc.. Comment nous comprenons-nous si nos significations sont différentes? Par consensus uniquement. Si donc c’est le consensus qui nous permet de communiquer, pourquoi ne serions-nous pas totalement, mais intelligemment, consensuel?


Berlherm

*http://classiques.uqac.ca/classiques/itard_jean/victor_de_l_Aveyron/victor.html

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 15:14

Si nous portons des lunettes devant nos yeux et que nous ne savons pas que ce sont des écrans virtuels nous donnant des images décalées, faussées, du monde, nous risquons d’agir étrangement vis-à-vis du monde réel. Notre système nerveux, dont le cerveau fait partie, est une machine, intercalée entre nous et le monde, dans laquelle notre pensée est incarnée. Qu’est-ce que cette pensée, quelle image nous donne-t-elle du monde? N’est-il pas essentiel de savoir comment fonctionne notre système de perception et d’analyse? Pourquoi nous bagarrons-nous pour des idées si nous ne savons pas comment ces idées se forment?


Globalité:

L’idée d’âme est intéressante, car en l’annulant avec l’Universolisme, on comprend qu’il ne peut y avoir un système interpréteur de nos perceptions dans notre système nerveux. Sinon l’interpréteur demanderait lui-même à être expliqué par un autre système interne, l’interpréteur de l’interpréteur, etc.., à l’infini. En poussant cette idée à fond, on arrive à la notion de globalité de notre fonctionnement. Puisqu’il ne peut y avoir d’interpréteur à l’intérieur de notre système nerveux, c’est donc que nous sommes, nous même globalement, l’interpréteur du monde que nous captons, et percevons. Cela semble pourtant si évident!


La pensée s’est mise en place dans un système multicellulaire. Si elle avait pu se mettre en place dans une seule cellule, elle aurait eu largement le temps de le faire depuis les plus de 3 milliards d’années d’existence de la vie monocellulaire. La pensée, avec ce que nous appelons intelligence, est un système de coordination pour l’ensemble des cellules associées en un animal global. Notre pensée n’est pas de nature multiple.


Pas d’interpréteur, cela signifie pas de code qui demanderait à être décodé en un autre système, comme une langue en un autre langage. Cela implique qu’il n’y a pas d’information qui circule puisqu’il n’y a pas d’interpréteur pour ces informations. L’influx nerveux qui circule à la surface de nos fibres nerveuses est un signal, il ne transmet pas d’information dont nous pouvons prendre conscience, sinon il faudrait un interpréteur pour cette information.


Nous sommes globalement, nous entièrement, l’interpréteur du monde. Nous pensons globalement et en continu, de la tête au pied, la pensée n’est pas que dans le cerveau (pourquoi distinguer un neurone d‘un autre? Des neurones, il y en a partout dans le corps.). La pensée nous parait concentrée dans la tête parce que l’essentiel de la pensée logique est phonatoire et auditive, et que cette partie de la pensée s’effectue au moyen de notre bouche et de nos oreilles. Nous pensons, pour cette partie, dans notre langue maternelle, preuve de son origine.


La coordination de ces cellules (200 types de cellules pour un humain) produit un corps autonome.


Quelques centaines de milliers de neurones suffisent à la fourmi pour effectuer les principales tâches de survie dont n‘importe quel animal pourrait se contenter. Ce qu’est capable de faire la fourmi avec ces quelques cellules nerveuses est assez fantastique. Nous, nous en avons des milliards.


Une évidence de cette globalité de notre fonctionnement est notre champ mental, constitué lui-même des divers champs de perceptions (visuel, auditif, tactile, etc..), et que rien ne sépare. Le champ visuel, lui-même, n’est qu’un vaste objet composé de multiples couleurs. C’est uniquement par apprentissage que nous savons qu’il est constitué d’objets que nous pouvons nommer et classer. Aucun objet du champ visuel ne peut être perçu isolément, il y a toujours un fond qui l‘accompagne. Tous les objets mentaux sont ainsi, ils baignent dans le champ mental. Seule la focalisation (physique ou mentale) nous donne l’impression de pouvoir les isoler.


Si nous ne fonctionnions pas globalement comme un système homéostatique général, nous serions constamment déséquilibré dans nos attitudes et nos intentions. Il faut que la réaction globale de notre corps soit immédiate afin de réagir à la foultitude de signaux extérieurs que nous apprenons à transformer en informations valides, qu’elles soient positives, négatives, ou neutres.


Quand nous nous déplaçons, nous suivons une intention directrice, plus ou moins volontaire, qui ne gère rien en particulier dans notre corps. En fait nous ne savons pas précisément ce qui s’active en nous quand un muscle est actif, quand une idée est active. Nous prenons conscience de l’un et de l’autre de la même façon, comme une sensation.


Pourquoi il faut comprendre cette notion de globalité? Parce que si nous cherchons des fonctions mentales dans le système nerveux, nous n’en trouverons pas. Nous trouverons, avec IRM ou scanner, des centres plus actifs que d’autres, mais cela n’indique pas la présence de fonctions. Ce sont des carrefours de connexions. C’est tout ce que nous trouverons dans le cerveau et ailleurs. Nous pensons globalement de la tête au pied, et le trafic mental commence dès que le système nerveux est actif après la conception, et il s’arrête à la mort. Nous sommes un système homéostatique global, et continu. La pensée est partout, elle n’est pas linéaire. La parole pourtant est linéaire, elle sort de notre bouche mot après mot, comment se fait-il qu‘on n’ait pas encore trouvé le cheminement de la pensée verbale?


Pourquoi les gens cherchent des fonctions mentales, parce qu’ils supposent que le cerveau est un organe de commande sur le reste du corps. Mais s’il y a des centres de commandes, est-ce moi globalement ou un centre nerveux particulier, qui commande? Et on en revient au système de poupées gigognes infinies…


Maintenant il reste à expliquer comment peut fonctionner un système de pensée globale.

Berlherm

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 15:22

Avant de parler de la pensée, juste un petit intermède sur la perception.


Puisque nous sommes universolistes, et rationalistes donc rationnels sur ce sujet, nous ne pouvons pas imaginer que notre compréhension du monde soit installée dans notre corps avant la naissance. La perception doit s’acquérir car elle est entièrement liée à la signification qui est artificielle pour nous humains.


Le monde, que nous percevons comme étant autour de nous, est en fait un produit de notre système nerveux. Cet univers mental est enfermé dans notre corps. Pourtant je vois voler les oiseaux, flotter les nuages au-dessus de ma tête, et au loin à plusieurs kilomètres, les montagnes. L’impression que j’ai, est que toute cette nature est au-delà de mon corps. Comment peut-elle être un produit de ma pensée alors que celle-ci est confinée dans mon enveloppe corporelle? Nous savons que les photons frappent les objets et rebondissent en ligne droite jusqu’à nos yeux, de même pour les ondes sonores qui atteignent nos oreilles. Pour les perceptions tactiles, c’est nous qui nous déplaçons pour aller vers les objets. C’est toujours interactif. Nos capteurs sont activés. Les influx nerveux sont produits. C’est bien dans notre système nerveux, que s’installe la trace de ces signaux et se forge la structure qui est notre mémoire. Il n’y a donc pas de projection matérielle de quelque chose hors de notre corps. Notre compréhension du monde est interne. L’univers mental est interne, mais nous avons l’impression qu’il nous entoure. Pourquoi? Parce que nous percevons aussi notre propre corps et que nous l’installons de la même façon dans ce même univers mental. Les structures sont de même nature, le type de « codage » est le même.


Il existe de nombreuses maladies mentales, c’est-à-dire des maladies des neurones du cerveau, qui faussent la perception et donc la conduite (Lire par exemple « L‘homme qui prenait sa femme pour un chapeau » d’Olivier Sacks (lisez ses observations, mais évitez ses conclusions)).


Percevoir, c’est construire des objets mentaux et les imaginer, les induire, comme étant extérieur au corps qui les produit.


Pour une personne saine, il y a correspondance entre le monde extérieur et le monde mental, mais ce n‘est pas une identité entre les deux mondes. Beaucoup de personnes n’imaginent pas, ne savent même pas, que leur monde mental n’est pas le monde extérieur. Ils agissent comme s’il y avait identité.


Ce monde mental perçu est le résultat d’une activité mentale. Quand nous raisonnons sur lui, nous produisons une activité mentale associée à la perception qui est également une production mentale. Penser que cet univers perçu est extérieur, et savoir qu’il est seulement mental, ne peut pas produire les mêmes réflexions sur l’univers. D’où les nombreuses croyances qui existent sur la planète. Quand un homme parle de l’univers, il parle en fait de son univers mental donc de ses propres activités mentales, et il ne peux en aucun cas donner des conclusions correctes sur le monde extérieur. (Qu’est-ce qu’une phobie, par exemple? La liaison entre une émotion forte de frayeur avec un objet mental particulier, et qui produit une conduite répulsive envers l‘objet réel. La croyance empêche le contrôle de soi. Tous les objets de même nature sont décodés par la même structure nerveuse et donc avec l‘émotion en supplément…)


Autrefois, les humains ne savaient pas que l’air existait entre eux et les objets. Quand ils soufflaient sur une plume, il faisait mouvoir cette plume avec quelque chose d’invisible (l’anima, l‘âme, le souffle). Ils se sentaient donc capable d’agir à distance sur les objets. Quand ils voyaient bouger les nuages, ou un arbre déraciné par la tempête, ils devaient imaginer que des êtres plus puissants qu’eux agissaient sur ces objets gigantesques.


Toute la culture humaine est basée sur la croyance que le monde perçue est le monde extérieur. Nous baignons dans cette culture obsolète, l’humanité en sortira extrêmement lentement. Ne soyez pas pressé, cela fait partie de notre évolution. Observez, c’est amusant…

Berlherm

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