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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 11:46

Article sur la Pensée telle que je l’avais écrit sur Wikipedia en 2004 et qui a tenu jusqu’en 2007. (Je ne connais pas vraiment les raisons de sa suppression.)


La pensée humaine selon l'hypothèse matérialiste
Tout ce qui est dit dans cette thèse est fait avec les précautions d'usages des scientifiques, les affirmations sont pour éviter les conditionnels alambiqués.

Postulat de base
Les mécanismes de la pensée ne nous apparaissent qu'au travers des « sensations » (colorées, sonores, gustatives, olfactives, somesthésiques, kinesthésiques.). Aucun phénomène ne nous apparaît hors des sensations.

Mise en garde
On est obligé pour définir simplement la pensée chez un être humain d'utiliser des formulations floues qui conviennent mal. Par exemple si on dit que la pensée est l'ensemble des phénomènes qui se produisent dans notre corps et dont nous sommes conscients, cela semble faire de la conscience un processus qui n'appartient pas à la pensée, or elle en fait partie.
Si on dit aussi que la pensée gère les sensations, c'est créer également une dualité qui n'existe pas, et cela semble exclure les sensations de la pensée, ce qui n'est pas le cas non plus. La meilleure façon d'étudier la pensée c'est de tenter de décrire toutes ses composantes et leurs relations, mais sans opposer le terme « pensée » à ses composantes dans la description, en disant par exemple que « la pensée est le résultat de la composition des fonctions W, X, Y, Z, etc. ». La pensée est un terme générique, c'est une notion inventée par les humains avant qu'ils n'en comprennent à peu près les mécanismes. Et ce n'est pas encore tout à fait le cas, mais les recherches avancent...

Les composantes de la pensée
Il faut avant tout nommer toutes ces composantes. On citera les plus importantes, c'est-à-dire les plus reconnues, et les plus générales dans un ordre aléatoire : perception, proprioception, sensation, mémoire, classification, conscience, apprentissage, évocation, signification, langage, émotion, inconscient, activité motrice. (La liste n'est pas exhaustive.)

Perception
Tous les animaux, et bien sûr les hommes, perçoivent par les interactions qui se produisent entre le monde extérieur et le corps. Il n'y a pas de connaissance directe du monde extérieur, tout passe par ces interactions.
La perception ne devrait pas être confondue avec la sensation provoquée par les activités de perception.

Proprioception
Il s'agit d'une perception particulière de notre corps par lui même. Des capteurs ont leur état modifié lorsque nos muscles sont activés, et par corrélations avec nos autres perceptions nous apprenons à situer les éléments de notre corps les uns par rapport aux autres. Cette proprioception est en activité continue. Elle est de ce fait un élément important de la reconstruction constante de l'objet mental « Soi ».
La proprioception ne devrait pas être confondue avec la sensation provoquée par les activités proprioceptrices. Il faudrait parler de sensation de la proprioception.

Sensation
C'est le résultat subjectif des perceptions, dû à la traduction par le corps de ce qui est perçu en des phénomènes dont nous pouvons être conscients. Nous ne sommes conscients que de sensations. Il n'y a aucune preuve qu'un être humain ait les mêmes sensations qu'un autre. Nous le supposons uniquement par consensus.
Quelques éléments qui laissent supposer que les sensations ne sont pas inaccessibles à notre compréhension, et bases de recherche : Ne pas supposer, a priori, qu’il est impossible de comprendre quoi que ce soit, et donc les sensations.
Les sensations semblent ne pas dépendre les unes des autres, quoiqu’elles soient souvent corrélées (un sourd de naissance perçoit des sensations colorées).
Nos relations avec le monde sont interactives.
Chez un individu les sensations diffèrent selon le mode opératoire de la « saisie » du monde extérieur (la vision diffère du son, etc.).
Les sensations sont donc le résultat d'interactions complexes dans le cerveau, selon des processus complexes. On cherche quelquefois à modéliser ces processus par des algorithmes. L'hypothèse matérialiste tend à chercher des "mécanismes".

Les sensations sont des erreurs de représentation du monde réel. Elles ne décrivent pas la réalité.
Nous ressentons par le système « capteurs/réseaux neuronaux/muscles » dont la structure n’est pas semblable à la représentation du monde qui s’en déduit.
Les sensations colorées dépendent des types de récepteurs et de la quantité de lumière reçue, et probablement du système musculaire optique.
Les nuances de couleurs, malgré uniquement 4 types de récepteurs, impliquent la sommation, donc l’utilisation des réseaux neuronaux. Le blanc résulte d’une sommation. Ce qui confirme que la sensation colorée passe par les réseaux neuronaux.
Quelle différence y a-t-il entre la sensation colorée et la sensation optique de mouvement ? Le mouvement semble s’appliquer directement aux autres types de perception, mais pas la couleur. La sensation rétinienne de mouvement est corrélée avec le système optique musculaire de mouvement. La sensation colorée ne semble pas avoir besoin d’apprentissage, c’est-à-dire de corrélation avec d’autres types de perception. Pourtant la relation avec la sensation rétinienne de mouvement est obligatoire, puisqu’ils partent tous les deux de la rétine.
La reconnaissance des couleurs dépend des apprentissages, elle est fortement corrélée avec la dénomination. Les sensations pourraient-elles être des apprentissages primaires?
La sensation fait-elle intervenir la mémoire à court terme? Quand j’écoute de la musique, j’ai l’impression d’avoir toujours en tête une ou deux secondes de ce que je viens d’entendre. Comme si j’avais en tête un « segment » de musique, un lézard musical constamment en train de renouveler sa tête et de perdre sa queue. Cela ressemble à la rémanence visuelle.

"Explications possibles de la provenance des sensations"
Les sensations pourraient être dues aux différences entre les structures de l’espace réel et de l'univers mental.
Elles pourraient être aussi le résultat de l'interface entre ces deux mondes, le mental et le réel (au niveau des objets mentaux).
Puisque tout est interactif les sensations ne sont peut-être rien d'autre que les interactions entre notre corps (activités motrices constantes) et le monde extérieur (au niveau de la perception).
Ou bien encore, le résultat de l'activité récursive continue depuis notre naissance jusqu'à notre mort, avec amplification constante des détails de notre univers mental.

Mémoire
La mémoire est le stockage d'une information sous forme de réseau de neurones. Une information ne peut exister seule pour qu'il y ait mémoire. Pour cela l'information doit faire référence à une autre information de même type qu'elle. La mémoire nécessite pour être stockée une structure malléable au départ, et plus ou moins rigide après stockage afin de permettre l'évolution ou non. Sans évolution il n'y a pas de mémoire complexe, sans rigidité il n'y a pas de fiabilité. Cela signifie que tout au long de notre vie nous avons besoin de la malléabilité, et que si cette malléabilité est présente nous pouvons apprendre.
Tout nécessite la mémoire : De l'information simple, comme une couleur, une forme ou un son, à l'information complexe, comme un geste, une action ou un évènement qui mettent en œuvre la durée. La mémoire est également nécessaire pour stocker les différentes formes de traitements de l'information, jusqu'aux plus complexes de la « pensée » humaine.
La mémoire humaine et animale n'est pas comme la mémoire d'un ordinateur, pouvant par exemple circuler du disque dur vers la mémoire vive. C'est-à-dire qu'elle ne transite pas d'une zone du cerveau vers une autre. Elle est seulement activée ou non, et de ce fait elle est renforcée ou non. L'avantage de ce principe est la rapidité d'exécution bien que l'influx nerveux circule un million à dix millions de fois moins vite que l'électron.
La mémoire à long terme est un stockage renforcé des objets mentaux. (Voir objets mentaux plus bas.)
La mémoire à court terme est l'utilisation provisoire que l'objet mental « Soi » fait de la mémoire à long terme.

Classification
Notre cerveau classe naturellement ce qui provient de l'extérieur, les objets perçus, les actions et les évènements, ainsi que les propres activités de notre corps.

Objets mentaux:
Nous percevons des objets provenant de l'extérieur. Notre système nerveux classe par renforcement. Une information déjà perçue n'est pas stockée à nouveau, mais le réseau de neurones qui la représente est simplement renforcé. Le système nerveux extrait l'objet du fond du champ mental global par une sorte d'intersection mathématique. Les objets perçus dans des conditions différentes sont sensiblement identiques à eux-mêmes alors que le fond change, donc les réseaux qui les concernent sont renforcés, alors que le reste qui diffère ne l'est pas.
« Soi » est l'objet le plus important de notre univers mental et qui se met en place selon le même principe. Tout ce qui est stocké dans le système nerveux a une même structure, et donc on peut donner le terme générique d'objet mental aux circuits de neurones qui sont renforcés, donc pouvant être considérés comme mémoire, aussi bien des couleurs ou des formes que des actions ou des évènements, ou même nos propres automatismes, ou évocations, et même nos émotions.

Conscience
La conscience est la relation provisoire qui s'établit entre « Soi » et un objet mental. Ce n'est rien de plus qu'une focalisation prolongée interne entre « Soi » et cet autre objet quel qu'il soit, qui peut d'ailleurs être une partie de « Soi ». C'est un début d'intégration à « Soi » de cet objet.

Apprentissage
Ce terme a une très forte connotation sociale. Mais ce n'est rien de plus que l'utilisation que permettent tous les processus de la mémoire cités au-dessus.
Pour réaliser une action, nous devons nous souvenir du geste précédent et simultanément nous souvenir du but à atteindre. Ce qui fait intervenir la mémoire à court terme.
Un élément important est l'apprentissage par auto-contrainte (ou auto-asservissement): c.a.d. que nous ne pouvons utiliser notre corps que selon des tolérances de fonctionnement, et que les amplitudes minimales et maximales sont enregistrées au moment ou nous les accomplissons (muscles, articulations, visions, etc.). Comme nos tolérances de fonctionnement varient au cours de la vie, les apprentissages sont souvent erronés et demandent à être réactualisés, en plus ou en moins.
Une des caractéristiques principales de l’être humain est la capacité d'apprendre à apprendre. Cette faculté n'est pas innée, c'est également un apprentissage. Elle provient du langage (acquis) qui peut-être considéré comme un phénomène quasi disjoint dans le système nerveux par ces significations (voir ce terme plus bas), et permettant à l'avance de décrire le geste futur. Cela demande le maintien des mots décrivant l'action future, ou leurs significations, dans la zone de mémoire à court terme, jusqu'à ce que l'action colle aux mots, et que les mots n'en deviennent qu'une description. Quand l'action sera passée les mots pourront toujours être répétés et resservir à une autre action de même type.
Décrire une action par un mot (un verbe) est un apprentissage. Faire l'inverse qui est d'accomplir l'action après l'avoir décrite par un mot est un apprentissage identique. Les deux sont des objets mentaux. Le mot prononcé provient d'une action, la phonation, au même titre que l'action qu'il décrit. Il n'y a pas plus de difficulté à apprendre dans un sens que dans l'autre. Les deux s'apprennent en créant des intersections de façon que les objets mentaux se distinguent au mieux du fond qui les parasitent. Ensuite il s'agit de les lier dans un sens ou l'autre (voir plus bas « langage »).
La « volonté » est un apprentissage de ce type. Il s'agit de conduire une action jusqu'à son terme. La volonté accomplie est l'équivalent d'une auto-prédiction.

Évocation
Toute idée personnelle, produite de façon interne et ayant un sens ou non, est le produit d'une évocation, et donc le sous-produit d'une perception. Une évocation est l'intégration de la représentation d'un objet mental au champ de perception dont il est issu. Ce qui lui donne son aspect incomplet mais dont on peut situer l'origine perceptive. On peut supposer qu’il doit y avoir des objets mixtes parmi les évocations, dont il est difficile de dire l’origine perceptive, mais qui laissent une impression relativement cohérente.
Quand le système nerveux produit ses propres activités plus ou moins intempestives, cela peut provoquer des acouphènes, des tics, des hallucinations, etc. Et ce sont également des évocations.

Signification
Un objet mental ne peut pas être dissocié de ses significations. Ses significations sont lui, comme le sont sa couleur, ou sa forme.
Mais l'objet n'est pas constitué que de ses aspects visuel et tactile, il y a également tous les autres sens mis en jeu, dont les éléments résultants ne peuvent pas être extraits de l'objet comme s'ils n'en faisaient pas partie. Il en va de même pour tous les autres aspects de l'objet, comme son nom, son utilité et son contexte. En fait tout cela donne sa signification à l’objet. Cet objet est également constitué de ses propres dimensions qui elles-mêmes sont liées à la distance de l'objet par rapport à moi qui le perçoit, dimensions et distances appréhendées mentalement.
La signification d'un objet est l'ensemble des corrélations qui le constituent. En fait on devrait parler de la signification globale de l'objet, mais il vaut mieux parler d'objet mental étant tout cela simultanément. Cela n'empêchera pas chacun des constituants de l'objet (les différents éléments le concernant, couleur ou forme par exemple) de pouvoir appartenir à un autre objet également. L'objet sans signification ne peut pas exister. Et cela implique sa relation avec « Soi ».
Quant à l'objet « Soi » il ne peut pas exister sans univers mental, c'est-à-dire sans objet provisoire avec lequel il coexiste. Tout notre champ mental est ouvert, avec des informations déclenchées par des signaux provenant de toutes les perceptions ainsi que de signaux internes. Je peux être conscient de ce champ mental global, je peux être conscient d'un détail infime de ce champ. Je passe de l'un à l'autre sans problème. Le champ mental global peut être considéré comme un objet mental composé de milliards d'éléments. La différence entre « Soi » et les autres objets est la grande stabilité de « Soi » par rapport aux changements constants de notre univers mental que forment ces autres objets.


Langage

Le langage a pris modèle sur l'univers
L’Univers perçu est le modèle du langage (Hiéroglyphes - Idéogrammes). Il faut des corrélations entre les divers types de perceptions pour que le langage puisse s’établir, et bien sûr avec la capacité phonatoire. Le langage a dû s’initier en nommant les objets faisant du bruit. C’est-à-dire en imitant le bruit fait par l’objet. C’est une relation qui s'établit entre plusieurs types de perceptions qui sont captées simultanément ou consécutivement. Les humains également fabriquent des sons intempestivement, dont les babillages enfantins sont les précurseurs. Les onomatopées ont dû servir dans un premier temps à désigner les personnes qui les prononçaient, par association entre l’image et le son (principalement).

Pas de circulation de mots dans le cerveau
Le langage est un code entre humains, un système organisé, mais pas mieux organisé que le monde extérieur. Cette organisation se retrouve directement dans la perception. Il n'est pas utile que les objets mentaux soient mobiles dans le système nerveux, il suffit pour s'en apercevoir de considérer la position de deux arbres quand nous les observons de deux points de vue opposés. Les deux arbres ont changé de place sur notre « écran mental » sans que nous ayons eu à fournir un effort mental pour inverser leur position l'un par rapport à l'autre. Les deux arbres sont des objets mentaux. Si un mot était gravé sur chacun des troncs, les mots auraient changés de place avec les arbres et nous aurions ainsi une nouvelle signification puisque la disposition des mots s'est inversée (Exp.: Complexité de la relativité, et relativité de la complexité). Ce qui est le début de la construction d'une phrase. Ce qui est fait avec deux arbres peut l'être avec des objets plus réduits et en plus grande quantité. La nature est à la fois ordonnée et désordonnée, on retrouve ce principe dans les phrases.

Naissance de l'objet mental « phonème »
Quand un enfant babille il enchaîne des phonèmes sans queue ni tête, mais ce sont des phonèmes valides. Puisqu'il parle, il s'entend parler. Et cette écoute de soi provoque nécessairement des liaisons entre le système de phonation et d’audition. Le phonème prononcé est lié au phonème entendu. Il suffit que l'enfant ne répète pas les phonèmes dans le même ordre, pour que les phonèmes s'extraient du fond sonore (babillage et environnement) par intersection, comme on l'a vu pour tous les objets mentaux. Les phonèmes sont donc les objets mentaux de base du langage humain (et animal lorsqu'il peut en produire).

La pensée sous forme de mots
Le langage est un phénomène essentiellement musculaire, c'est une action, la phonation. La pensée verbalisée (un Français pense en français) s'est mise en place parce que nous nous entendons parler, perception. Les mots pensés sont des objets mentaux dont la structure nerveuse provient des corrélations entre la phonation, l'audition, et la proprioception.

Signification des mots
Le mot est un objet mental en général associé à d’autres objets mentaux le plus souvent de type visuel. Le mot prend sa signification par l'ensemble des éléments avec lesquels il est corrélé. Le mot fait partie de la signification de l'ensemble. La signification totale d'un mot ou de n'importe quel objet mental fait intervenir l'ensemble des connaissances de l'individu. Pour le mettre en évidence il suffit de disserter à fond sur n'importe quel mot, et on remarquera que tous les sujets quels qu'ils soient se recouperont nécessairement (principe du dictionnaire, et évidence de l'interconnexion totale du système nerveux.)

Compréhension
La compréhension est personnelle, subjective, elle est une impression de compréhension. Il n'y a pas de compréhension dans l'absolu. La compréhension fait intervenir les significations qui sont nos propres objets mentaux acquis par nos apprentissages. Elle établit des liaisons entre diverses significations. La compréhension est comme une émotion, qu'est-elle lorsqu'elle n'est pas active? Rien, si ce n'est un schéma mémoriel de réseaux neuronaux. Et qu'est-ce que la compréhension active sinon une réponse par un état physique particulier de l'individu qui comprend. La compréhension est un apprentissage subjectif, lent, continu, qui ne laisse pas de trace précise du fait de la lenteur et la continuité. On n'a pas conscience de tous les mécanismes qui se manifestent lors de cette impression de compréhension, mais ils existent. De multiples liaisons sont établies, la chimie est active, et le corps s'en ressent, l'homéostasie se maintient sensiblement.

Les deux principes de bases de l'association des neurones sont la simultanéité et la successivité:
Les mots et les phrases sont issus d'une perception linéaire, contrairement à l'image visuelle qui est globale. L'image est renforcée par répétition dans les présents successifs de la liaison simultanée de l'ensemble des éléments qui la constitue. C'est la simultanéité des liaisons entre tous les éléments de l'image qui fait une image cohérente. Le mot ou la phrase sont renforcés linéairement. Un mot sonore, encore moins une phrase, n'existe pas dans le présent absolu, uniquement dans le présent mental. Chacun des éléments qui les constituent est associé au précédent, c'est une liaison qui s'établit par la successivité. La liaison des éléments des mots et phrases est non seulement successive, mais orientée. Par exemple on ne peut pas chanter un air de musique à l'envers (paroles et air), et on peut difficilement sans apprentissage également dire l'alphabet à l'envers. Les mots et les phrases sont mémorisés comme des actions, c'est-à-dire dans la durée. La signification d'une phrase nous semble instantanée, alors même que la phrase est linéaire. Pour le système nerveux tous les réseaux sont de même type, seule leur utilisation diffère.

Conclusion obscure mais juste:
Avant d'être exprimée, la phrase est pressentie avec la signification générale de l'objet, qui est l'objet lui-même dont la phrase fait partie.

Origine de la syntaxe
Les cinq règles de la pensée nécessaires et suffisantes pour instaurer le langage sont présentes naturellement, ce sont:
1) L'apparition
2) La disparition
3) La répétition
4) La relation
5) La sommation

Les explications de ces cinq règles sont les suivantes
1re règle 
L'apparition est l'arrivée d'un signal sur un capteur, ou globalement la perception d'un objet dans le champ visuel.

2e règle
La disparition est la suppression du signal sur le capteur ou la disparition de l'objet du champ visuel.

3e règle
La répétition du signal ou de celle de l'objet dans le champ visuel se manifeste constamment, par exemple lors du clignement rapide des paupières, ou simplement lorsque nous fixons quelques secondes le même objet. L'objet toujours présent dans le champ visuel déclenche les mêmes informations. Cette répétition peut se faire selon des intervalles différents, inférieurs à la seconde, ou supérieurs à la journée, et tous les intermédiaires. Cette règle se manifeste dans l'ordre rigoureux dans lequel les phénomènes se produisent. Un arbre, une fleur, poussent toujours de la même façon, les journées se répètent à l'identique. Notre propre comportement est parfaitement réglé. Il existe un ordre dans l'univers, et cet univers étant dans notre cerveau, l'ordre lui-même en fait partie également, et doit être conceptualisé étant donné sa répétition constante, donc devient un objet mental.

4e règle
La relation est sans doute la règle de base du concept. Des neurones, proches ou séparés, activés simultanément ou activés dans un laps de temps relativement court, sont reliés.
Cette 4e règle permet de mettre en relation des objets ou des événements qui n'ont pas la même origine, ou des types de perception différents. Par exemple, une voiture est caractérisée par son image, le bruit qu'elle produit, l'odeur d'essence, la sensation du volant sous les mains, les vibrations pendant la conduite, etc. Toutes ces informations provenant de sources différentes sont pourtant liées, et doivent l'être dès le départ afin que la synchronisation soit effectuée. Cette nécessité se retrouve dans la simple vision d'un objet qui permet que toutes les informations collectées pour la représentation de l'objet soit reliées les unes aux autres.

Remarque
Le cerveau fait le même genre de corrélations entre les données des deux yeux que pour les données concernant un seul œil, il relie les données des deux images de l'objet et conserve l'impression d'unité pour l'objet sur lequel nous focalisons. Il suffit d'appuyer légèrement sur un globe oculaire pour voir l'objet se dédoubler. Ce qui confirme que les informations provenant de la musculature de l’œil interviennent dans la réunion des deux images.

5e règle
La sommation se retrouve dans la détection du mouvement. Le mouvement est reconnu par certains neurones du cortex cérébral qui sont capables de détecter le sens du déplacement effectué. Le mouvement est détecté par le passage d'un même signal vers des capteurs contigus, c'est la sommation des informations provenant de plusieurs capteurs qui permet au cerveau de détecter le mouvement (le bougé). C'est également la sommation qui permet de créer les nuances de couleurs.
Le mot comme la phrase sont soumis aux cinq règles qui suffisent à les décrire: Un mot, comme une phrase, a un début et une fin, qui correspondent à l'apparition et à la disparition. L'apparition permet d'énoncer un mot ou une phrase autrement que par son début normal. La disparition permet aussi de tronquer un mot ou une phrase. Dans un mot nous pouvons retrouver des phonèmes identiques, c'est la répétition, que nous retrouvons également dans une phrase par la réitération de mots. Dans un mot tous les phonèmes sont mis en relation pour conserver l'unité du mot. Dans une phrase tous les mots sont en relation pour conserver l'unité de la phrase. Le mouvement permet par exemple de déplacer un phonème d'un endroit du mot vers un autre, et dans une phrase de déplacer un mot, dans le but de changer ou non sa signification. De façon plus générale la Sommation permet de regrouper des phonèmes ou des mots de façon quelconque.

Il n'est pas nécessaire de faire des calculs ou des expériences complexes pour mettre en évidence ces règles. Elles sont directement visibles, réellement visibles, dans notre champ visuel, donc sont présents dans notre système nerveux sous forme d'objets mentaux: Il suffit de cligner des yeux et les objets apparaissent et disparaissent à volonté dans notre champ visuel, donc dans notre « champ mental ». Il suffit de regarder un arbre pour percevoir la répétition sous la forme de feuilles, et d'attendre vingt-quatre heures pour voir se répéter le mouvement du soleil. La relation se manifeste aussi sur les arbres par la liaison des feuilles aux branches. Elle se manifeste par les relations de causes à effets, quand l'apparition d'un nuage cache le soleil ou quand il annonce la pluie.
Le mouvement est celui des animaux, de nos compagnons, celui provoqué par le vent, ou simplement celui de notre propre main.
La sommation, c'est deux nuages qui s'assemblent, un bourgeon qui apparaît au bout d'une branche, une abeille qui se pose sur une fleur, etc.
Le langage fait partie du champ mental, il est nécessairement né de ces 5 règles de base. Ces règles ne sont en fait que les outils mentaux que nous avons pu utiliser à fond.

La syntaxe liée à la culture
La syntaxe d'une phrase est un apprentissage lié à la culture du lieu et du moment. L'intérêt de cet apprentissage est qu'il est dû a une contrainte en apparence non physique. Le babillage de l'enfant est organisé par l'adulte, qui renforce la liaison entre les phonèmes qui doivent être associés pour forger les mots. Les phrases sont organisés selon le même principe. L'apprentissage du langage est lent, car les éducateurs (les parents) ne connaissent en général pas le principe d'intersection. Les langues étrangères sont mal enseignées car elles le sont comme des synonymes du langage maternel, ce qu'elles ne sont pas.
Tous les mots de la syntaxe d'une langue peuvent être classés selon leur appartenance à un groupe, par exemple: les verbes, les noms communs, les adjectifs. Chaque groupe a des particularités qui permet au système nerveux de classer les éléments selon le principe d'intersection.

Émotion
Les manifestations musculaires, comme la fuite, l'agression, les rires, les pleurs, les tremblements, etc., provoquent par leur répétition, un renforcement des circuits nerveux concernés, qui se lient parce qu'activés simultanément. Et ces circuits sont l'équivalent d'objets mentaux qui lorsqu'ils sont évoqués de façon plus ou moins complète représentent les émotions. L'émotion est donc une évocation de manifestations musculaires, et comme tout objet mental a une signification intrinsèque liée aux éléments qui la constituent. Les manifestations musculaires à l'origine de l'émotion sont liées à un contexte qui font partie des significations de l'émotion lorsque le principe d'intersection est observé. Quand une émotion est évoquée elle peut déclencher un souvenir qui lui est lié, en général le plus fort ou le plus récent. Un bon souvenir est en général souvent évoqué « volontairement », un mauvais souvenir apparaît souvent lui « involontairement ». Les deux sont renforcés par la répétition. L'émotion liée est évoquée avec le souvenir. Le fait que les émotions sont stéréotypées proviennent de la rétroaction provoquées par les évocations, pour finir par devenir les idiosyncrasies de l'individu.
L'innéité n'est pas nécessaire, mais les outils de base sont présents.
Les humains ont un grand apprentissage du contrôle musculaire qui leur permet en général d'inhiber l'activité motrice liée à l'émotion. Cet apprentissage est certainement associé à celui du contrôle verbal instauré lors de l'apprentissage du langage, dont c'est la caractéristique principale.

Inconscient
La conscience est un phénomène linéaire qui se fixe sur un seul objet mental et dans la durée. Ce n'est pas réellement une restriction quand on sait l'étendue que peut avoir un objet mental. Mais cela laisse une très grande place à l'inconscient. L'inconscient, c'est donc tout ce qui n'est pas conscient, mais qui est actif. Cela ne peut être l'activité d'une simple cellule qui est par nature vivante. L'inconscient peut prendre au moins deux formes: celle de l'activation d'un objet mental non soumis à la conscience, mais aussi l'activation de circuit nerveux formé aléatoirement. Dans les deux cas ils auront un impact sur le comportement général du fait de l'homéostasie nécessaire. C'est-à-dire que le centre de gravité nerveux (« Soi ») doit être réajusté, même quand l'activation est intempestive, ou désordonnée.

Activité motrice
Pourquoi citer les activités motrices dans la pensée? Pour plusieurs raisons: Tout d'abord, on a vu plus haut qu'elles intervenaient directement dans le système émotionnel. Ensuite, les muscles peuvent être considérés comme faisant partie d'une boucle moto-neurones, muscles, proprioception. Et à partir de ce point de vue pourquoi ne pas poursuivre en admettant que le corps entier constitué de cellules, peu différentes des neurones si ce n'est dans leur morphologie, fait partie de ce mécanisme général qu'est la pensée. Car quelle différence y a-t-il entre le système de proprioception de ma main qui me renseigne sur sa position et le système visuel qui en fait autant. D'ailleurs ce sont les corrélations entre les deux, associés au toucher, qui ont permis les premiers apprentissages du bébé sur les distances.

Conclusion
Pour résumer, la pensée serait le résultat de l'utilisation de tous les éléments permettant la gestion du champ mental général, dont ceux décrits ci-dessus principalement.
Le champ mental général est constitué des champs provenant des différents types de sensations (visuelles, sonores, etc.), ainsi que des évocations. Après la perception, l'influx nerveux « réveille » le réseau de neurones représentant l'objet mental, qui est intégré dans le champ mental correspondant, dès que la liaison avec « Soi » est établie. Ce n'est jamais un objet à la fois qui est perçu, mais c'est en général vers un objet que se porte la focalisation corporelle. La signification de l'objet prend effet également à ce moment en lançant d'éventuelles évocations.
Notre intérêt à nous humains dans tout ça se situe dans les possibilités de sélection que nous avons des objets mentaux qui se présentent dans notre champ mental général. On comprend que la méthode de tri est identique que ce soit de sélectionner un chemin à suivre parmi plusieurs, ou de sélectionner un mot parmi d'autres pour construire une phrase, puisque dans tous les cas la sélection s'effectue sur des objets mentaux. Dans le premier cas ce sont des objets éveillés après perception, dans le second ce sont des objets évoqués.



                   
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Published by berlherm - dans Rationalisme
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 20:37

Pour l’anniversaire de Darwin, plutôt que de longs discours, peut-être faut-il simplifier le message!

L’univers se suffit à lui-même, un point c’est tout.


1) Ce qui fait débat et malheureusement combat, c’est de savoir si l’univers est le résultat d’une création (Créationnisme) ou si l’univers se suffit à lui-même (Universolisme) pour aboutir à cette espèce admirable qu’est l’Humanité.

(La seule capable de détruire toute vie sur Terre, et la plus grande productrice de malheurs. Le progrès ne peut se mesurer qu‘à la diminution du nombre de malheureux. Il suffit de tracer la courbe de progression du nombre de malheureux depuis l‘aube de l‘humanité pour s‘en apercevoir; cette courbe est quasi exponentielle… L‘humanité n‘a fait que des progrès technologiques.).


2) Pour expliquer l’existence ou le fonctionnement de quoi que ce soit, on ne peut rajouter quelque chose d’autre au système sans augmenter la complexité de l’explication. Donc il vaut mieux ne pas ajouter un être surnaturel à l’univers ou une âme à l’homme. Ceci devrait suffire à un être rationnel pour annuler le créationnisme comme explication de l‘existence de l‘univers.


3) Si ce dernier raisonnement n’est pas suffisant, il faut bien admettre pourtant logiquement que c’est à celui qui prétend percevoir quelque chose ou qui prétend que sa théorie est juste, de les valider. Qui va s’amuser à démontrer l’impossibilité de la fée Clochette ou de la télépathie? Mais un rationaliste, pour le plaisir du jeu rhétoricien, peut s’amuser à démontrer l’impossibilité d’une théorie particulière, ou l’impossibilité de l’existence d’un être surnaturel, en invalidant les arguments proposés, ou les caractéristiques de l‘être imaginé. C’est un jeu qui parait nécessaire puisque le monde marche sur la tête…


4) Au créationnisme qualifié de ‘fixiste’ est ajouté aujourd’hui le « dessein intelligent ». Pour contrer cette dernière idée absurde il suffit de montrer qu’un dieu parfait n’a pas de dessein, puisque étant omniscient, éternel et absolu, il existe sans temps. Le dessein faisant intervenir la prévision, l’intention, etc.., qui sont des fonctions mentales nécessitant le temps et l’incertitude, incompatibles avec la perfection.


5) Les fixistes emploient, eux également, souvent l’expression « Les voies de Dieu sont impénétrables » quand ils n‘ont pas d‘arguments pour répondre à une question qui leur est posée (‘voies’ étant pris dans le sens de dessein). Ce qui invalide déjà leur argument de perfection. (Si Dieu a des desseins, c'est qu'il vit dans le temps, et donc qu'il n'est pas absolu...)


6) La perfection d’un dieu: Les 5 éléments qui sont généralement invoqués pour définir cette perfection sont l’infini, l’éternité, l’omniscience, l’omnipotence et l’absolu. Pris séparément ces éléments se définissent mathématiquement, mais confrontés ils se contredisent. Éternel et infini, signifient relativité ce qui s’oppose à absolu. Omniscience s’oppose également à infini et éternel. Etc.. (L’Éternel autre surnom de Dieu: Que veut dire éternité pour un être intemporel?)


7) Absurdité de la Bible: à l’époque de l’écriture de la Bible les auteurs n’avaient pas les connaissances que nous avons sur le monde, ce qui n’est évidemment pas le cas d’un dieu, qui les aurait inspiré. On devrait donc s’attendre à ce que la Bible ne fasse aucune erreur sur la description du monde, sauf si les auteurs y ont mis leur propres idées du monde. Dès la genèse on y rencontre de grossières erreurs:

On imagine mal le créateur ne pas savoir ce qu’est l’univers, ou une galaxie, et ce qu’est la lumière en tant qu’onde électromagnétique élément de la matière. Dans la genèse, « Et Dieu dit: Que la lumière soit, et la lumière fut. Et Dieu ’vit’ la lumière qu‘elle était bonne ». Le mot lumière ici n’est pas pris dans le sens de onde électromagnétique, mais de clarté, ou de jour. Au moment où il crée cette lumière pour quelle raison en aurait-il besoin lui puisqu‘il la crée le premier jour (Adam n‘est pas encore là)? Car Dieu sait tout et a toujours tout su sans lumière dans la première partie de son éternité, il n‘en a pas besoin pour lui-même puisqu’il est omniscient et absolu. Si lumière veut dire clarté, alors cela signifie qu’il se fabrique des yeux à lui-même puisque Adam n’est pas encore créé, à son image… Et en quoi la lumière peut-elle être bonne pour un dieu parfait? Bonne étant l’opposé de mauvaise, qu’y avait-il de moins bon ou mauvais avant que la lumière soit?

Apparemment Dieu ne savait pas que les plantes étaient des êtres vivants puisqu‘elles sont créées au troisième jour, avant ce que les auteurs appellent les êtres vivants que sont les animaux, au cinquième jour…

 

(On se demande comment les papes, qui ont brûlé Giordano Bruno et menacé Galilée du même sort, ont pu, étant donné leurs relations divines quotidiennes (télépathie), ne pas être au courant que la Terre tournait autour du (luminaire) soleil (Comment peut-on qualifier de luminaire un astre de un million de km de diamètre alors que la Terre n‘en fait que douze milles…), Dieu est un petit cachottier…)


8) La croyance est une fonction mentale. Elle se constitue dans l’enfance, car l’enfant ne peut que faire totalement confiance à ses parents, son cerveau étant vierge de signification au départ. La croyance utilise des fabrications du cerveau et les valide sans arguments. Ne pas pouvoir la contrôler est une maladie. Les parents en sont responsables. Nous avons tous des automatismes nécessaires à notre fonctionnement, cela évite de revérifier constamment la validité de nos habitudes. Mais quand on nous signale une erreur grossière, pourquoi ne pas se remettre en cause?

La fonction mentale croyance est criminogène il faut l'éradiquer.


9) Les croyances s’opposent. La science progresse par raisonnements et argumentations, elle ne fait qu’accroître les connaissances. La technique utilise les résultats scientifiques. La technique peut être dangereuse, pas la science. Les croyances comme les techniques doivent être contrôlées, car elles sont des prétextes ou des moyens de combats aux agressifs de tout poils.


10) La science n’est rien que de la connaissance. Ouvrir les yeux et les oreilles c’est connaître. Le bébé commence ainsi, pourquoi l‘adulte devrait-il s‘arrêter de cogiter? Personne n’a le droit de dire le but et le bout de sa cogitation à un homme?

Berlherm

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 20:28

Ce fameux libre arbitre est bien amusant pour un rationaliste universoliste. À quoi sert-il puisque tous les choix possibles et nécessaires à ma vie n’en ont que faire. J’ai besoin de peser le pour et le contre, et si je n’y parviens pas, alors je tire au sort. N’importe quel ordinateur ayant le logiciel adéquat est capable d’en faire autant. Et si une machine le fait, et bien c’est que j’en suis une aussi, la belle affaire. Nous sommes les quasi dieux de cette planète. Il vaudrait mieux que nous soyons des dieux que des diables, et pour l’instant nous sommes sur la mauvaise voie ‘grâce’ à la croyance.


Le libre arbitre est une invention du croyant, il y a plus de 2000 ans. Jamais démontré, mais tous le monde humain en supporte les conséquences, puisque chaque individu est responsabilisé vis-à-vis du social. Cette responsabilité parait une bonne chose, mais elle déresponsabilise ceux qui devraient être les premiers responsables, c’est-à-dire les éducateurs et les gouvernants qui font les lois et gèrent l‘éducation maintenant obligatoire. Cette obligation d’ailleurs résous d’elle-même cette notion de libre arbitre puisque les valeurs de la responsabilité éducative sont gérées par la loi et non par le futur responsable lui-même (on comprend pourquoi, puisque l’enfant n‘est pas en mesure de le faire).


Quelques éléments simples démontrant l’impossibilité du libre arbitre:

  • « Ce n’est pas moi qui active mes neurones ». Ma pensée est le résultat de cette activité. Je ne dirige pas l’influx nerveux, ni ne gère les neuromédiateurs. Et aucune cellule d’ailleurs.
  • « Je suis la résultante de la trajectoire de toute les particules qui me composent ». Je trouve très amusant de penser ça, d’imaginer toutes ces particules vibrantes et tournoyantes… et ce sacré principe d’incertitude d’Heisenberg qui m’empêche de les gérer (Pauvre de moi). Et le principe de (Lavoisier) qui dit que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme (Misère de moi je ne peux même pas créer (sortir du néant) quelque chose pour faire obstacle à une trajectoire…)
  • Etc.. (J‘en ai quelques autres à votre disposition.)



Soyons sérieux, un moment (un rationaliste n’étant pas nécessairement sérieux). Comment sommes-nous libres, et de combien? Il y a quatre éléments fondamentaux (selon moi), le concept, l’abstraction, le langage, la disjonction. C’est fantastique de penser que l’univers a pu fabriquer cette machine merveilleuse qu’est l’humain qui passe son temps à ne pas savoir quoi faire d‘autre de son temps libre que de... (vous savez bien quoi).


Un concept, c’est l’essentiel de multiples objets ou idées de même nature. Le cerveau fabrique ça tout seul très facilement. Aucun parent ou éducateur ne sait comment faire pour produire le concept dans le cerveau de son enfant, il faut donc bien que ça se fasse tout seul. Je pense avoir compris comment et vous dirais mon idée dans un autre article.


Le concept génère l’abstrait, puisqu’il permet de créer et nommer quelque chose qui n’a pas de réalité effective. Le concept et l’abstraction permettent de transférer des idées sur du concret, passant par l’abstrait, vers un autre élément concret d’une tout autre nature.


Mais avec le langage c’est beaucoup plus facile. Et avec l’algèbre c’est monnaie courante, c‘est son rôle. De la pomme concrète, on passe au fruit abstrait, et du fruit abstrait on revient à la fraise concrète. Géniale invention.


Quand à la disjonction, c’est le fait que deux fonctions sans rapport aucun permettraient de créer l’aléatoire (vrai?), pour produire éventuellement le deuxième type de choix. C’est une intuition, je ne peux le démontrer mathématiquement. (Cela ressemble à la fonction « random timer » de l‘informatique.)


Pour que l’enfant puisse se dire aussi libre que possible, il faut qu’il possède tous ces éléments à fond. Je n’ai pas parlé de la conscience, parce que cela va de soi, un humain inconscient étant un somnambule. Apprenez à votre enfant les droits de l’Homme, et que des lois innombrables peuvent exister au détour d’un chemin. Et surtout n’inversez pas les notions de bien et de mal, ça pourrait lui coûter cher. Avec ça il doit pouvoir se débrouiller, et être quasi responsable de ses actes, sauf que ce n’est toujours pas lui qui a désiré vivre dans votre société. Il sera donc toujours en droit de dire « La vie est obligatoire, donc gratuite! », et si vous ne le prévenez pas vous-mêmes c‘est que vous êtes un manipulateur.


Nous fonctionnons en fait par degrés de liberté. Ces degrés sont notre éducation. Plus nous savons de choses, plus nous avons de degrés de liberté. Un bon langage, une bonne imagination, de la volonté (cela s‘apprend aussi comme toutes les fonctions mentales humaines), un maximum de connaissances variées, de la santé si possible, c’est l’essentiel de notre liberté.


Perdre la notion de libre arbitre, c’est apprendre la vérité sur notre fonctionnement. Nous ne sommes pas libre de naître. Alors société éduque-moi, c’est ton devoir. Ne m’engueule pas si je ne me conduis pas comme tu le désires, c’est que tu t’es planté avec moi. Ne me mets pas en tôle, je ne suis pas responsable si mes éducateurs ont failli dans leur boulot, ils étaient eux-mêmes mal éduqué, et toi la société tu les as laissé enfanter et éduquer sans contrôle. Si je fais une faute de conduite, société tu es responsable de cette conduite même si toi-même tu n’as pas plus de libre arbitre que moi. Tu as le droit de te protéger, mais tu ne peux me punir. Tu es plus ancienne que moi, toujours adulte depuis des centaines d’années, voire des milliers. Tes conseillers sont nombreux, moi je n’en ai aucun ou de mauvais. (Que meure la bête prison!)


Berlherm

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 19:36

Évolution ne signifie pas progrès. L’espèce humaine en est la preuve flagrante. Au début de l’humanité, les malheureux de notre espèce se comptaient par milliers tout au plus, aujourd’hui ils se comptent par milliards. Au temps de Malthus (1798 pour son « Essai sur le principe de population ») il pouvait y en avoir un milliard, au pire puisqu‘il n‘y avait qu‘un milliard de terriens à l‘époque. Pourtant, à part les débiles et les salopards, ne sommes-nous pas tous d’accord pour dire qu’un malheureux est un malheureux de trop?



Le progrès général de l’humanité ne peut se mesurer que par la diminution du nombre de malheureux sur l’ensemble de la planète. Ce n’est pas en ne comptant que les favorisés qu’on doit s’enorgueillir de nos progrès. Les progrès dont se vantent certains humains sont techniques uniquement.


Si nous sommes les animaux les plus puissants de la Terre, nous sommes aussi les plus dangereux pour la vie dans son ensemble.


Il y a toujours eu surpopulation humaine locale, c’est pour cela que nous avons fini par nous répandre sur toute la planète. Si nous avons recouru à l’élevage et à l’agriculture, c’est encore pour pallier à la surpopulation locale. Où aller quand tout les territoires alentours sont occupés? L’agriculture et l’élevage sont ensuite devenus intensifs parce que c‘est plus facile que de combattre, et maintenant on veut nous imposer les OGM. Je ne suis pas contre, mais a quoi tout cela sert-il? À produire plus d’humains! Donc plus de malheureux!


Les méthodes pour gérer le surplus d’hommes sont simples et drastiques: épidémies, famines, guerres… Est-ce pour montrer notre suprême intelligence que nous laissons faire la nature? Pour être libre il faut se diriger. Nos gouvernants sont-ils cons à ce point pour ne pas avoir entendu le message de Malthus il y a 200 ans? La population mondiale a été multipliée par sept pendant ce court laps de temps, et on nous annonce tranquillement que nous devrions atteindre un chiffre de dix milliards avant la stabilisation de l‘espèce…


Si nous sommes une société, alors nous sommes associés. Dans ce cas pourquoi les femmes introduisent-elles des associés dans l’entreprise humaine sans en demander l‘autorisation? Par habitude bien sûr… Pourquoi ont-elles seules, le droit de vie donc de mort sur des humains, leurs enfants, alors que les droits de l‘Homme interdisent ce pouvoir?


Faire un enfant ne peut être une liberté, c’est une perversion, puisqu’elle met en jeu la vie d’un autre être humain sans son consentement. En faisant des enfants vous réduisez le territoire à se partager entre humains et donc vous diminuez votre liberté (ça c'est votre problème), mais surtout vous diminuez la mienne sans me demander mon avis. Et je ne crois pas que vous ayez demandé l'avis de vos enfants. Le territoire n'est pas constitué que de terrains, mais de l'eau potable et de l'air respirable.


Mesdames, attention! Quand vous dites que votre corps vous appartient n'oubliez pas alors que vous prenez l'entière responsabilité de la surpopulation et des problèmes qui en découlent comme la pollution, les guerres, etc...


Nous sommes des animaux sur le plan physique, mais nous sommes l‘espèce dominante car intellectualisée. Notre artificialité n’a pas encore été suffisamment prise en compte par les lois.

Si vous faites trop d’enfants vous prenez à vos descendants le droit d’en faire, car un jour où l’autre cet absence de contrôle des naissances se soldera par un dictat gouvernemental, et ça n‘est pas de l‘équité.


Diviser la population par deux c’est diviser la pollution, le nombre de morts, la misère, la famine...


Le travail sert uniquement à répartir les richesses et surtout à occuper les gens, car la production actuelle (2009) et à venir, est partout de plus en plus automatisée. Donc à quoi sert de mettre les gens au monde si c'est uniquement pour les occuper à vivre et à se répartir les aliments qui les font vivre? Et je ne parle pas des centaines de millions de fonctionnaires qui servent à gérer les gens.


C'est la société qui engendre les gens. L'humain étant supposé intelligent, et le gouvernement représentant la société est humain également, il doit donc savoir ce qu'il fait en mettant des enfants au monde. Chaque humain est coopté par la société. La société lui doit la vie qu'elle lui a donnée. A moins que chaque humain soit considéré comme une toupie qu'on lance. Alors on serait plutôt dans une jungle avec sa loi ("les lois de la nature"), que dans une société humaine. Si c'est le cas il faut arrêter de se vanter de notre humanité.


Réchauffement planétaire: Si l'univers est déterministe, et c'est plus que certain, alors nous ne sommes pas "responsable" du réchauffement de la planète. Si nous sommes plus de 7 milliards d'humains en 2009, c'est probablement dû au réchauffement planétaire, car la vie est un état de la matière intermédiaire entre le solide et le liquide, et nous faisons partie de l'entropie générale. La vie est un gisement qui s’accroît quand les conditions sont favorables, d‘où notre besoin de réchauffer la planète. Que les humains soient le système de vie prépondérant sur cette planète est un résultat de l'évolution. Il est probable également que, quand la planète subira un refroidissement, nous nous accuserons nous-mêmes d'en être responsable. Nous aimons croire en nos facultés grandioses...


Le libre arbitre n’existe pas pour un rationaliste universoliste qui a suffisamment cogité à la question. Mais nous avons des fonctionnalités qui font de nous une espèce et des individus presque libres. Il faut en profiter, mais pour cela nous devons savoir et surtout transmettre à tous la connaissance de notre fonctionnement « technique ». La surpopulation nous gêne de plus en plus aux entournures, la boîte de sardine Terre n’augmente pas de volume. Il faut gérer la population humaine sur chaque planète, Terre, Mars ou autre… Sur la Terre c’est urgent.

Berlherm

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 16:04

La signification est un élément capital à comprendre. Qu’est-ce que la signification d’un objet, d’un geste, d’une action, d’un évènement, d’un concept, d’une idée, etc.., selon moi? Ce sont les multiples relations qui s’établissent entre eux, leurs utilisations, et tout ce qu’un humain par son imagination peut réaliser avec cet objet, ce geste, cette action, cet évènement, ce concept, cette idée, etc..


La signification fait également partie de la pensée, c’est un point qu’il faudrait étudier plus tard après avoir déblayé le terrain en parlant de la mémoire, des objets mentaux et des fonctions mentales. Mais l’être humain ne peut pas avancer de manière rigoureuse dans son étude de l’univers donc de lui-même, car il doit façonner son langage avec ses significations, de manière très progressive, le langage n’étant pas installé d’un bloc dans le cerveau dès la naissance, comme un logiciel informatique. Nous apprenons.


Nous sommes rationalistes universolistes. Aucun être surnaturel ne nous a façonné selon ses volontés. Nous devons donc admettre que nous n’avons aucune signification pré-installée dans notre système nerveux. Nous n’avons qu’une structure corporelle, nerveuse, prête à accueillir ce qui va nous servir à interpréter le monde. Nous allons construire nos significations avec l’aide de nos instructeurs, nos parents d’abord, puis d’autres enfants comme nous qui vont apprendre en parallèle, et nos maîtres d’écoles, etc.. (Voyez « Victor de l’Aveyron » pour vous rendre compte de ce qu’est un humain sans éducation, mais capable d‘apprendre: Voir le lien plus bas *).


Aucune signification ne préexiste, toutes les significations doivent être acquises. L’impression que des significations peuvent préexister tient au fait que la majorité d’entre elles s’installent naturellement, sans contrainte apparente et très rapidement au fur et à mesure que la débilité corporelle de l’enfant s‘amenuise. Aucun éducateur ne maîtrise la construction des significations dans la tête d’un enfant. Personne ne choisit, que ce soit sur soi-même ou une autre personne, quelles vont être les connexions mentales entre les informations. Ce qui s’établit dans le cerveau est très aléatoire. D’autant plus que nous ne savons pas grand-chose sur la manière dont l’apprentissage s’effectue. Comme méthode d’apprentissage principale, la seule en fait, nous avons la répétition c’est-à-dire une forme de la méthode Coué…


Un nourrisson naît sans aucune connaissance et sans signification. Il les acquiert progressivement. Un adulte n’a pas établi toutes les connexions possibles entre les connaissances pour réaliser les significations optima, il ne les établira jamais même s‘il atteignait l‘âge de 1000 ans. Aucun être surnaturel ne saurait être en mesure d’établir toutes les connexions entre une infinité de connaissances, c‘est totalement impossible mathématiquement, cela signifie qu‘aucune entité ne peut être omnisciente. Cela veut donc dire que nous ne pouvons posséder nous les humains qu’une petite parcelle de connaissances, dans cette infinité, et que même si les objets, gestes, évènements, etc.. sont en apparence les mêmes pour chacun, ils ne peuvent en aucun cas revêtir les mêmes significations. Et nous n’avons pas tous les mêmes connaissances, et c’est tant mieux, car qu’est-ce qu’on s’emmerderait dans un monde uniforme…


Pourquoi il est important de comprendre ce qu’est, à peu près, la signification avant d’aller plus loin, parce qu’il faut savoir qu’aucun humain n’a de signification identique à celle d’un autre humain pour un même objet, geste, action, évènement, concept, idée, etc.. Comment nous comprenons-nous si nos significations sont différentes? Par consensus uniquement. Si donc c’est le consensus qui nous permet de communiquer, pourquoi ne serions-nous pas totalement, mais intelligemment, consensuel?


Berlherm

*http://classiques.uqac.ca/classiques/itard_jean/victor_de_l_Aveyron/victor.html

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 15:14

Si nous portons des lunettes devant nos yeux et que nous ne savons pas que ce sont des écrans virtuels nous donnant des images décalées, faussées, du monde, nous risquons d’agir étrangement vis-à-vis du monde réel. Notre système nerveux, dont le cerveau fait partie, est une machine, intercalée entre nous et le monde, dans laquelle notre pensée est incarnée. Qu’est-ce que cette pensée, quelle image nous donne-t-elle du monde? N’est-il pas essentiel de savoir comment fonctionne notre système de perception et d’analyse? Pourquoi nous bagarrons-nous pour des idées si nous ne savons pas comment ces idées se forment?


Globalité:

L’idée d’âme est intéressante, car en l’annulant avec l’Universolisme, on comprend qu’il ne peut y avoir un système interpréteur de nos perceptions dans notre système nerveux. Sinon l’interpréteur demanderait lui-même à être expliqué par un autre système interne, l’interpréteur de l’interpréteur, etc.., à l’infini. En poussant cette idée à fond, on arrive à la notion de globalité de notre fonctionnement. Puisqu’il ne peut y avoir d’interpréteur à l’intérieur de notre système nerveux, c’est donc que nous sommes, nous même globalement, l’interpréteur du monde que nous captons, et percevons. Cela semble pourtant si évident!


La pensée s’est mise en place dans un système multicellulaire. Si elle avait pu se mettre en place dans une seule cellule, elle aurait eu largement le temps de le faire depuis les plus de 3 milliards d’années d’existence de la vie monocellulaire. La pensée, avec ce que nous appelons intelligence, est un système de coordination pour l’ensemble des cellules associées en un animal global. Notre pensée n’est pas de nature multiple.


Pas d’interpréteur, cela signifie pas de code qui demanderait à être décodé en un autre système, comme une langue en un autre langage. Cela implique qu’il n’y a pas d’information qui circule puisqu’il n’y a pas d’interpréteur pour ces informations. L’influx nerveux qui circule à la surface de nos fibres nerveuses est un signal, il ne transmet pas d’information dont nous pouvons prendre conscience, sinon il faudrait un interpréteur pour cette information.


Nous sommes globalement, nous entièrement, l’interpréteur du monde. Nous pensons globalement et en continu, de la tête au pied, la pensée n’est pas que dans le cerveau (pourquoi distinguer un neurone d‘un autre? Des neurones, il y en a partout dans le corps.). La pensée nous parait concentrée dans la tête parce que l’essentiel de la pensée logique est phonatoire et auditive, et que cette partie de la pensée s’effectue au moyen de notre bouche et de nos oreilles. Nous pensons, pour cette partie, dans notre langue maternelle, preuve de son origine.


La coordination de ces cellules (200 types de cellules pour un humain) produit un corps autonome.


Quelques centaines de milliers de neurones suffisent à la fourmi pour effectuer les principales tâches de survie dont n‘importe quel animal pourrait se contenter. Ce qu’est capable de faire la fourmi avec ces quelques cellules nerveuses est assez fantastique. Nous, nous en avons des milliards.


Une évidence de cette globalité de notre fonctionnement est notre champ mental, constitué lui-même des divers champs de perceptions (visuel, auditif, tactile, etc..), et que rien ne sépare. Le champ visuel, lui-même, n’est qu’un vaste objet composé de multiples couleurs. C’est uniquement par apprentissage que nous savons qu’il est constitué d’objets que nous pouvons nommer et classer. Aucun objet du champ visuel ne peut être perçu isolément, il y a toujours un fond qui l‘accompagne. Tous les objets mentaux sont ainsi, ils baignent dans le champ mental. Seule la focalisation (physique ou mentale) nous donne l’impression de pouvoir les isoler.


Si nous ne fonctionnions pas globalement comme un système homéostatique général, nous serions constamment déséquilibré dans nos attitudes et nos intentions. Il faut que la réaction globale de notre corps soit immédiate afin de réagir à la foultitude de signaux extérieurs que nous apprenons à transformer en informations valides, qu’elles soient positives, négatives, ou neutres.


Quand nous nous déplaçons, nous suivons une intention directrice, plus ou moins volontaire, qui ne gère rien en particulier dans notre corps. En fait nous ne savons pas précisément ce qui s’active en nous quand un muscle est actif, quand une idée est active. Nous prenons conscience de l’un et de l’autre de la même façon, comme une sensation.


Pourquoi il faut comprendre cette notion de globalité? Parce que si nous cherchons des fonctions mentales dans le système nerveux, nous n’en trouverons pas. Nous trouverons, avec IRM ou scanner, des centres plus actifs que d’autres, mais cela n’indique pas la présence de fonctions. Ce sont des carrefours de connexions. C’est tout ce que nous trouverons dans le cerveau et ailleurs. Nous pensons globalement de la tête au pied, et le trafic mental commence dès que le système nerveux est actif après la conception, et il s’arrête à la mort. Nous sommes un système homéostatique global, et continu. La pensée est partout, elle n’est pas linéaire. La parole pourtant est linéaire, elle sort de notre bouche mot après mot, comment se fait-il qu‘on n’ait pas encore trouvé le cheminement de la pensée verbale?


Pourquoi les gens cherchent des fonctions mentales, parce qu’ils supposent que le cerveau est un organe de commande sur le reste du corps. Mais s’il y a des centres de commandes, est-ce moi globalement ou un centre nerveux particulier, qui commande? Et on en revient au système de poupées gigognes infinies…


Maintenant il reste à expliquer comment peut fonctionner un système de pensée globale.

Berlherm

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 15:22

Avant de parler de la pensée, juste un petit intermède sur la perception.


Puisque nous sommes universolistes, et rationalistes donc rationnels sur ce sujet, nous ne pouvons pas imaginer que notre compréhension du monde soit installée dans notre corps avant la naissance. La perception doit s’acquérir car elle est entièrement liée à la signification qui est artificielle pour nous humains.


Le monde, que nous percevons comme étant autour de nous, est en fait un produit de notre système nerveux. Cet univers mental est enfermé dans notre corps. Pourtant je vois voler les oiseaux, flotter les nuages au-dessus de ma tête, et au loin à plusieurs kilomètres, les montagnes. L’impression que j’ai, est que toute cette nature est au-delà de mon corps. Comment peut-elle être un produit de ma pensée alors que celle-ci est confinée dans mon enveloppe corporelle? Nous savons que les photons frappent les objets et rebondissent en ligne droite jusqu’à nos yeux, de même pour les ondes sonores qui atteignent nos oreilles. Pour les perceptions tactiles, c’est nous qui nous déplaçons pour aller vers les objets. C’est toujours interactif. Nos capteurs sont activés. Les influx nerveux sont produits. C’est bien dans notre système nerveux, que s’installe la trace de ces signaux et se forge la structure qui est notre mémoire. Il n’y a donc pas de projection matérielle de quelque chose hors de notre corps. Notre compréhension du monde est interne. L’univers mental est interne, mais nous avons l’impression qu’il nous entoure. Pourquoi? Parce que nous percevons aussi notre propre corps et que nous l’installons de la même façon dans ce même univers mental. Les structures sont de même nature, le type de « codage » est le même.


Il existe de nombreuses maladies mentales, c’est-à-dire des maladies des neurones du cerveau, qui faussent la perception et donc la conduite (Lire par exemple « L‘homme qui prenait sa femme pour un chapeau » d’Olivier Sacks (lisez ses observations, mais évitez ses conclusions)).


Percevoir, c’est construire des objets mentaux et les imaginer, les induire, comme étant extérieur au corps qui les produit.


Pour une personne saine, il y a correspondance entre le monde extérieur et le monde mental, mais ce n‘est pas une identité entre les deux mondes. Beaucoup de personnes n’imaginent pas, ne savent même pas, que leur monde mental n’est pas le monde extérieur. Ils agissent comme s’il y avait identité.


Ce monde mental perçu est le résultat d’une activité mentale. Quand nous raisonnons sur lui, nous produisons une activité mentale associée à la perception qui est également une production mentale. Penser que cet univers perçu est extérieur, et savoir qu’il est seulement mental, ne peut pas produire les mêmes réflexions sur l’univers. D’où les nombreuses croyances qui existent sur la planète. Quand un homme parle de l’univers, il parle en fait de son univers mental donc de ses propres activités mentales, et il ne peux en aucun cas donner des conclusions correctes sur le monde extérieur. (Qu’est-ce qu’une phobie, par exemple? La liaison entre une émotion forte de frayeur avec un objet mental particulier, et qui produit une conduite répulsive envers l‘objet réel. La croyance empêche le contrôle de soi. Tous les objets de même nature sont décodés par la même structure nerveuse et donc avec l‘émotion en supplément…)


Autrefois, les humains ne savaient pas que l’air existait entre eux et les objets. Quand ils soufflaient sur une plume, il faisait mouvoir cette plume avec quelque chose d’invisible (l’anima, l‘âme, le souffle). Ils se sentaient donc capable d’agir à distance sur les objets. Quand ils voyaient bouger les nuages, ou un arbre déraciné par la tempête, ils devaient imaginer que des êtres plus puissants qu’eux agissaient sur ces objets gigantesques.


Toute la culture humaine est basée sur la croyance que le monde perçue est le monde extérieur. Nous baignons dans cette culture obsolète, l’humanité en sortira extrêmement lentement. Ne soyez pas pressé, cela fait partie de notre évolution. Observez, c’est amusant…

Berlherm

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