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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 15:14

Si nous portons des lunettes devant nos yeux et que nous ne savons pas que ce sont des écrans virtuels nous donnant des images décalées, faussées, du monde, nous risquons d’agir étrangement vis-à-vis du monde réel. Notre système nerveux, dont le cerveau fait partie, est une machine, intercalée entre nous et le monde, dans laquelle notre pensée est incarnée. Qu’est-ce que cette pensée, quelle image nous donne-t-elle du monde? N’est-il pas essentiel de savoir comment fonctionne notre système de perception et d’analyse? Pourquoi nous bagarrons-nous pour des idées si nous ne savons pas comment ces idées se forment?


Globalité:

L’idée d’âme est intéressante, car en l’annulant avec l’Universolisme, on comprend qu’il ne peut y avoir un système interpréteur de nos perceptions dans notre système nerveux. Sinon l’interpréteur demanderait lui-même à être expliqué par un autre système interne, l’interpréteur de l’interpréteur, etc.., à l’infini. En poussant cette idée à fond, on arrive à la notion de globalité de notre fonctionnement. Puisqu’il ne peut y avoir d’interpréteur à l’intérieur de notre système nerveux, c’est donc que nous sommes, nous même globalement, l’interpréteur du monde que nous captons, et percevons. Cela semble pourtant si évident!


La pensée s’est mise en place dans un système multicellulaire. Si elle avait pu se mettre en place dans une seule cellule, elle aurait eu largement le temps de le faire depuis les plus de 3 milliards d’années d’existence de la vie monocellulaire. La pensée, avec ce que nous appelons intelligence, est un système de coordination pour l’ensemble des cellules associées en un animal global. Notre pensée n’est pas de nature multiple.


Pas d’interpréteur, cela signifie pas de code qui demanderait à être décodé en un autre système, comme une langue en un autre langage. Cela implique qu’il n’y a pas d’information qui circule puisqu’il n’y a pas d’interpréteur pour ces informations. L’influx nerveux qui circule à la surface de nos fibres nerveuses est un signal, il ne transmet pas d’information dont nous pouvons prendre conscience, sinon il faudrait un interpréteur pour cette information.


Nous sommes globalement, nous entièrement, l’interpréteur du monde. Nous pensons globalement et en continu, de la tête au pied, la pensée n’est pas que dans le cerveau (pourquoi distinguer un neurone d‘un autre? Des neurones, il y en a partout dans le corps.). La pensée nous parait concentrée dans la tête parce que l’essentiel de la pensée logique est phonatoire et auditive, et que cette partie de la pensée s’effectue au moyen de notre bouche et de nos oreilles. Nous pensons, pour cette partie, dans notre langue maternelle, preuve de son origine.


La coordination de ces cellules (200 types de cellules pour un humain) produit un corps autonome.


Quelques centaines de milliers de neurones suffisent à la fourmi pour effectuer les principales tâches de survie dont n‘importe quel animal pourrait se contenter. Ce qu’est capable de faire la fourmi avec ces quelques cellules nerveuses est assez fantastique. Nous, nous en avons des milliards.


Une évidence de cette globalité de notre fonctionnement est notre champ mental, constitué lui-même des divers champs de perceptions (visuel, auditif, tactile, etc..), et que rien ne sépare. Le champ visuel, lui-même, n’est qu’un vaste objet composé de multiples couleurs. C’est uniquement par apprentissage que nous savons qu’il est constitué d’objets que nous pouvons nommer et classer. Aucun objet du champ visuel ne peut être perçu isolément, il y a toujours un fond qui l‘accompagne. Tous les objets mentaux sont ainsi, ils baignent dans le champ mental. Seule la focalisation (physique ou mentale) nous donne l’impression de pouvoir les isoler.


Si nous ne fonctionnions pas globalement comme un système homéostatique général, nous serions constamment déséquilibré dans nos attitudes et nos intentions. Il faut que la réaction globale de notre corps soit immédiate afin de réagir à la foultitude de signaux extérieurs que nous apprenons à transformer en informations valides, qu’elles soient positives, négatives, ou neutres.


Quand nous nous déplaçons, nous suivons une intention directrice, plus ou moins volontaire, qui ne gère rien en particulier dans notre corps. En fait nous ne savons pas précisément ce qui s’active en nous quand un muscle est actif, quand une idée est active. Nous prenons conscience de l’un et de l’autre de la même façon, comme une sensation.


Pourquoi il faut comprendre cette notion de globalité? Parce que si nous cherchons des fonctions mentales dans le système nerveux, nous n’en trouverons pas. Nous trouverons, avec IRM ou scanner, des centres plus actifs que d’autres, mais cela n’indique pas la présence de fonctions. Ce sont des carrefours de connexions. C’est tout ce que nous trouverons dans le cerveau et ailleurs. Nous pensons globalement de la tête au pied, et le trafic mental commence dès que le système nerveux est actif après la conception, et il s’arrête à la mort. Nous sommes un système homéostatique global, et continu. La pensée est partout, elle n’est pas linéaire. La parole pourtant est linéaire, elle sort de notre bouche mot après mot, comment se fait-il qu‘on n’ait pas encore trouvé le cheminement de la pensée verbale?


Pourquoi les gens cherchent des fonctions mentales, parce qu’ils supposent que le cerveau est un organe de commande sur le reste du corps. Mais s’il y a des centres de commandes, est-ce moi globalement ou un centre nerveux particulier, qui commande? Et on en revient au système de poupées gigognes infinies…


Maintenant il reste à expliquer comment peut fonctionner un système de pensée globale.

Berlherm

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Published by berlherm - dans Rationalisme
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